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Sujet

Administration & Temps de travail

Durée et horaires de travail

Salaire

Horaires décalés ou atypiques, quels risques ?

Édité le 11 avr. 2023

Photo d'article.

Selon les besoins de l’entreprise ou pour certains salariés à temps partiel, les horaires de travail peuvent être décalés. Ces horaires atypiques peuvent être source de fatigue et nécessitent souvent des mesures d’accompagnement.
Selon une enquête de la DARES, deux salariés sur trois travailleraient en horaires décalés, soit seulement 37 % des salariés seraient en horaires dits « standards »

En savoir plus :

Travailler en horaires décalés

Définition 

Les horaires décalés sont effectués par les salariés qui travaillent en dehors des heures habituelles de travail, comme très tôt le matin (avant 5 heures du matin), la nuit ou le week-end.

Par opposition, un horaire normal ou standard est effectué entre 07h00 et 20h00.

Types d’horaires décalés

Semaine standard

Semaine décalée

Horaires

Entre 7h et 20h

De 21h à 6h

Jours travaillés

5 jours : du lundi au vendredi

Samedi, dimanche ou jours fériés

Amplitude horaire

8 heures maximum

En dessous de 5h ou au delà de 8h

Structure de la journée

Durée continue avec pause déjeuner (entre 12h et 14h)

Temps découpé, fragmenté par des coupures de durée variable

Rythme du temps de travail

5 jours travaillés et 2 jours de repos consécutifs en fin de semaine

Cycles réguliers ou irréguliers (3x8, 2x12...)

Les horaires décalés sont souvent mis en œuvre à l’initiative de l’employeur pour répondre à des impératifs de continuité d’activité pour des salariés à temps plein ou à temps partiel.

Mais, certains salariés souvent à temps partiel peuvent demander des horaires décalés pour motif personnel.

Les risques liés au travail en horaire décalé

Les horaires décalés ont un impact sur la santé des salariés et leur vie quotidienne, notamment, sur leur vie sociale. Ils doivent donc répondre à des impératifs de fonctionnement de l’entreprise et être adaptés le plus possible au rythme biologique de chacun.

Exemple :

Lorsqu’un salarié travaille en horaire de nuit, son rythme biologique est bouleversé :

  • Il peut être contraint de prendre ses repas à des heures inhabituelles, de manger souvent rapidement ou voire de sauter des repas.
    Ce comportement alimentaire contraint peut avoir une incidence sur sa santé et engendrer des problèmes de poids et/ou de troubles digestifs.
  • Le sommeil est également impacté par les horaires de travail décalé. Il peut avoir des nuits trop courtes ou morcelées. Les temps de repos sont peu réparateurs.
    Sur du moyen ou du long terme, ces conditions de travail peuvent entrainer du stress, des insomnies, de l’irritabilité, des somnolences et des troubles de la vigilance.

Les accidents de travail ont souvent lieu la nuit et généralement en fin de nuit.

Au-delà des risques pour la santé du salarié, le travail en horaire décalé perturbe sa vie sociale et familiale.

Il y donc un risque d’isolement du salarié lorsqu’il effectue des horaires décalés sur une longue durée.

Nous avons pris l’exemple du travail de nuit mais les risques existent également pour les horaires de matin ou du soir, embauche avant 7 heures ou débauche au-delà de 20 heures. Il en est de même pour les salariés travaillant avec de grandes coupures et/ou pendant les heures de repas (Hôtellerie – restauration)

Evaluer les risques liés aux horaires décalés 

La mise en place d’horaires décalés doit avant tout répondre à un besoin impérieux de l’activité de l’entreprise. La 1ère des préventions est de trouver d’autres modèles d’organisation.

L’employeur, dont l’activité impose des horaires décalés, doit prendre des mesures de prévention en amont pour anticiper et réduire les risques sur la santé des salariés liés à ces horaires atypiques.

Une analyse de ces risques doit être effectuée pour chaque poste concerné avec des propositions de mise en place d’actions correctrices.

Les points importants à vérifier sont :

  • Le contenu des activités de travail (exigences physiques et psychologiques …)
  • L’exposition à d’autres dangers professionnels sur les poste visés (bruit, produits chimiques dangereux...)
  • Les conditions d’exécution du travail (travail isolé, utilisation de véhicule...)
  • Conditions de travail (travail a l’extérieur, travail au froid, à la chaleur…)

Des indicateurs liés à la santé des salariés, à l’ambiance de travail et à l’absentéisme sont à suivre régulièrement.

Mon Service RH peut vous aider à créer ses indicateurs.

Des formations sur les risques et la prévention doivent être proposées aux salariés qui effectuent des horaires atypiques. 

Le service de santé au travail reste le service « ressource » lors de la mise en place d’horaires décalés. L’employeur peut le solliciter pour avoir des conseils sur les actions organisationnelles à mettre en place.

Par ailleurs, l’INRS partage de l’information et des formations en e-learning sur l’exposition aux risques professionnels, l’hygiène de vie et la gestion du sommeil.

Mettre en œuvre des mesures pour réduire
les risques sur la santé
 

L’employeur doit mette en œuvre des actions pour diminuer les effets négatifs des horaires atypiques sur la santé des salariés.

Nous vous proposons quelques-unes de ses mesures favorisant la réduction des risques :

  • Privilégier les salariés volontaires,
  • Faciliter l’équilibre vie privée et vie professionnelle,
  • Favoriser les week-ends de repos
  • Raccourcir la durée des postes de nuit
  • Prévoir plus de 11 heures de repos entre deux prises de poste.
  • Mettre en place des temps de pause pour le repas (collation légère pour la nuit), un temps de repos et/ou de micro-sieste (20 min max) et les infrastructures favorisant la détente. (ex : aménagement d’une salle de détente avec des fauteuils relaxants)
  • Créer un environnement sécuriser : système anti-intrusion – téléphone d’alerte – caméras, etc…
  • Privilégier des jours de repos consécutifs après les jours travaillés de nuit
  • Renforcer le travail collectif (exemple : travail en binôme)
  • Être attentif à l’isolement des salariés en vous appuyant sur les nouvelles technologies.

Mon Service RH peut vous aider à identifier les mesures les plus adaptées à votre structure pour remplir votre obligation et ne pas engager votre responsabilité pénale en cas d’accident du travail.
Appelez-nous !

BONUS

Déclarer la pénibilité – le C2P

Le Code de travail considère que le travail de nuit et le travail en équipe de rotation (3x8 ou 2x12) sont des facteurs de pénibilité.

L’employeur doit établir une déclaration de la durée d’exposition aux risques en décembre de chaque année via la D.S.N.

Le CSE a également pour mission la prévention de la pénibilité. Il va analyser l’exposition des salariés face à la pénibilité avec l’employeur. L’employeur présentera au CSE un rapport annuel sur la santé et la sécurité du lieu dans lequel le travail de nuit et les facteurs de pénibilité sont présent.

Lire nos Articles sur le Compte de Professionnel de Prévention (C2P) et sur le travail de nuit :

Partenaire

Mon Service RH

Titre

La micro sieste

Sujet(s)

Conditions de travail - QVT

Description

Fiche pratique de l'INRS La micro sieste pour prévenir les risques liés au travail de nuit ou en horaires atypiques

Partenaire

Mon Service RH

Titre

L'adaptation de l'environnement

Sujet(s)

Conditions de travail - QVT

Description

Fiche pratique de l'INRS : Eclairage - salle de repos et de repas

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